Valoriser
Combien vaut votre entreprise ?
Évaluer sa société avant de la vendre, c'est se donner une base de négociation. Les méthodes que les acquéreurs utilisent vraiment, les multiples observés par secteur, et ce qui fait monter ou baisser le prix d'une PME.
Les trois méthodes pour valoriser une entreprise
Aucune méthode ne donne « la » valeur. Les acquéreurs en croisent plusieurs, et retiennent celle qui sert leur négociation. Autant les connaître avant eux.
La référence pour les PME
Les multiples d'EBITDA
On multiplie l'EBITDA (excédent brut d'exploitation) normatif, c'est-à-dire le résultat d'exploitation retraité des éléments exceptionnels et de la rémunération du dirigeant, par un coefficient observé sur des transactions comparables. C'est la méthode que les acquéreurs utilisent réellement pour formuler une offre sur une PME rentable.
Pour les trajectoires de croissance
Le DCF (actualisation des flux de trésorerie)
On projette les flux de trésorerie futurs sur cinq à sept ans et on les ramène à leur valeur d'aujourd'hui. Utile pour une entreprise en forte croissance ou en transformation, mais très sensible aux hypothèses : elle sert surtout à corroborer les multiples.
Un plancher, pas un prix
L'approche patrimoniale
On additionne les actifs à leur valeur réelle et on retranche les dettes. Elle donne une valeur plancher, pertinente pour une société riche en immobilier ou en stocks, mais elle ignore la capacité de l'entreprise à générer du résultat, ce qu'achète en réalité un repreneur.
Les multiples d'EBITDA par secteur
Fourchettes indicatives pour des PME françaises réalisant entre 2 et 50 millions d'euros de chiffre d'affaires.
| Secteur | Multiple d'EBITDA |
|---|---|
| Logiciel, SaaS, tech | 7 à 12 × |
| Conseil, services B2B | 4 à 6,5 × |
| Industrie | 4 à 6,5 × |
| Distribution, négoce | 3 à 5 × |
| BTP | 3 à 5 × |
Fourchettes établies par Titanium Partners à partir de notre pratique et de deux références publiques. Le rapport Fusac France de Dealsuite (février 2026) relève un multiple moyen de 5,25 fois l'EBITDA au second semestre 2025, de 3,9 fois pour un EBITDA de 200 000 € à 6,9 fois pour 10 millions d'euros. L'Argos Index (2e trimestre 2026) mesure 8,8 fois pour des opérations plus importantes, de 15 à 500 millions d'euros. Ces chiffres sont des repères et ne remplacent pas une évaluation.
Un exemple chiffré
Une société de services B2B, 8 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont le dirigeant se verse 250 000 € là où le marché est à 130 000 €.
- EBITDA comptable
- 800 000 €
- Retraitement rémunération du dirigeant
- + 120 000 €
- EBITDA normatif
- 920 000 €
- Multiple retenu (services B2B, revenus récurrents)
- × 5,5
- Valeur d'entreprise
- 5 060 000 €
- Dette nette (emprunts moins trésorerie)
- − 600 000 €
- Valeur des titres, ce que le cédant encaisse
- 4 460 000 €
Exemple simplifié. La rémunération normative, le BFR (besoin en fonds de roulement) et les éléments exceptionnels font l'objet d'une analyse détaillée dans un dossier de valorisation.
Ce qui fait monter ou baisser le prix de vente
Deux entreprises au même EBITDA peuvent se vendre du simple au double. La différence tient à quelques facteurs que l'on peut travailler deux à trois ans avant la cession.
Récurrence du chiffre d'affaires
Contrats pluriannuels, abonnements, maintenance : un acquéreur paie la visibilité.
Croissance régulière
Trois exercices de progression valent mieux qu'un pic isolé.
Taille
Au-delà de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires, davantage d'acquéreurs et de fonds entrent dans la course, et le multiple monte.
Concentration client
Un client à plus de 20 % du chiffre d'affaires entraîne une décote, parfois une clause de complément de prix.
Dépendance au dirigeant
Si les clients, le savoir-faire ou les banques ne connaissent que vous, l'acquéreur achète un risque.
Comptes peu lisibles
Charges mêlées, retraitements non documentés, immobilier dans l'exploitation : chaque zone grise devient une négociation.
Estimation en ligne
Une première estimation en quelques minutes
Trois liasses fiscales, quelques minutes, une fourchette de valeur par email, en toute confidentialité.
Estimer mon entrepriseQuestions fréquentes sur la valorisation
Combien vaut mon entreprise ?
Un multiple d'EBITDA normatif propre à votre secteur, voir le tableau ci-dessus, dont on retranche la dette nette pour obtenir la valeur des titres. Notre outil en ligne donne une première fourchette à partir de vos liasses fiscales.
Combien de fois l'EBITDA se vend une PME ?
Entre 3 et 5 fois dans la distribution ou le BTP, 4 à 6,5 fois dans l'industrie et les services, 7 à 12 fois dans le logiciel. La taille, la récurrence des revenus, la croissance et l'autonomie de l'équipe placent chaque entreprise en bas ou en haut de sa fourchette.
Quelle différence entre valeur et prix de vente ?
La valeur est une estimation issue d'une méthode. Le prix est ce qu'un acquéreur accepte de payer à un moment donné, en fonction de ses synergies, de sa capacité de financement et de la concurrence entre candidats. Un processus de cession bien mené rapproche le prix de la valeur haute.
Faut-il un expert pour évaluer sa société ?
Une première estimation se fait en quelques minutes avec des données fiables. Pour défendre un prix face à un acquéreur et à ses conseils, il faut un dossier de valorisation argumenté : retraitements documentés, comparables, hypothèses de croissance. C'est le premier livrable d'un mandat de cession.
Vous voulez un avis argumenté ? Parlons-en.
Un premier échange confidentiel et sans engagement pour situer la valeur de votre entreprise et les leviers pour l'augmenter.