Valorisation d'entreprise

Combien vaut votre entreprise ?

Évaluer sa société avant de la vendre, c'est se donner une base de négociation. Les méthodes que les acquéreurs utilisent vraiment, les multiples observés par secteur, et ce qui fait monter ou baisser le prix d'une PME.

Les trois méthodes pour valoriser une entreprise

Aucune méthode ne donne « la » valeur. Les acquéreurs en croisent plusieurs, et retiennent celle qui sert leur négociation. Autant les connaître avant eux.

La référence pour les PME

Les multiples d'EBITDA

On multiplie l'EBITDA normatif, c'est-à-dire le résultat d'exploitation retraité des éléments exceptionnels et de la rémunération du dirigeant, par un coefficient observé sur des transactions comparables. C'est la méthode que les acquéreurs utilisent réellement pour formuler une offre sur une PME rentable.

Pour les trajectoires de croissance

L'actualisation des flux (DCF)

On projette les flux de trésorerie futurs sur cinq à sept ans et on les ramène à leur valeur d'aujourd'hui. Utile pour une entreprise en forte croissance ou en transformation, mais très sensible aux hypothèses : elle sert surtout à corroborer les multiples.

Un plancher, pas un prix

L'approche patrimoniale

On additionne les actifs à leur valeur réelle et on retranche les dettes. Elle donne une valeur plancher, pertinente pour une société riche en immobilier ou en stocks, mais elle ignore la capacité de l'entreprise à générer du résultat, ce qu'achète en réalité un repreneur.

Les multiples d'EBITDA par secteur

Fourchettes indicatives observées sur des PME françaises réalisant entre 2 et 50 millions d'euros de chiffre d'affaires. La position dans la fourchette dépend de la taille, de la récurrence et de la croissance.

SecteurMultiple d'EBITDA
Logiciel, SaaS, tech7 à 12 ×
Conseil, services B2B4 à 6,5 ×
Industrie4 à 6,5 ×
Distribution, négoce3 à 5 ×
BTP3 à 5 ×

Un exemple chiffré

Une société de services B2B, 8 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont le dirigeant se verse 250 000 € là où le marché est à 130 000 €.

EBITDA comptable
800 000 €
Retraitement rémunération du dirigeant
+ 120 000 €
EBITDA normatif
920 000 €
Multiple retenu (services B2B, revenus récurrents)
× 5,5
Valeur d'entreprise
5 060 000 €
Dette nette (emprunts moins trésorerie)
− 600 000 €
Valeur des titres, ce que le cédant encaisse
4 460 000 €

Exemple simplifié. La rémunération normative, le BFR et les éléments exceptionnels font l'objet d'une analyse détaillée dans un dossier de valorisation.

Ce qui fait monter ou baisser le prix de vente

Deux entreprises au même EBITDA peuvent se vendre du simple au double. La différence tient à quelques facteurs que l'on peut travailler deux à trois ans avant la cession.

Récurrence du chiffre d'affaires

Contrats pluriannuels, abonnements, maintenance : un acquéreur paie la visibilité.

Croissance régulière

Trois exercices de progression valent mieux qu'un pic isolé.

Équipe autonome

Une entreprise qui tourne sans son dirigeant se vend plus cher et plus vite.

Concentration client

Un client à plus de 20 % du chiffre d'affaires entraîne une décote, parfois une clause de complément de prix.

Dépendance au dirigeant

Si les clients, le savoir-faire ou les banques ne connaissent que vous, l'acquéreur achète un risque.

Comptes peu lisibles

Charges mêlées, retraitements non documentés, immobilier dans l'exploitation : chaque zone grise devient une négociation.

Estimation en ligne

Une première estimation en quelques minutes

Notre outil lit vos liasses fiscales, calcule l'EBITDA normatif sur trois exercices, applique le multiple de votre secteur et les ajustements qualitatifs. Vous recevez une fourchette de valeur par email, en toute confidentialité.

Estimer mon entreprise

Questions fréquentes sur la valorisation

Combien vaut mon entreprise ?

Pour une PME rentable, la valeur se situe généralement entre 4 et 8 fois l'EBITDA normatif, davantage dans la tech. À cette valeur d'entreprise on retranche la dette nette pour obtenir la valeur des titres, c'est-à-dire ce que le cédant encaisse réellement. Seule une mise en concurrence d'acquéreurs révèle le prix.

Combien de fois l'EBITDA se vend une PME ?

Entre 3 et 5 fois dans la distribution ou le BTP, 4 à 6,5 fois dans l'industrie et les services, 7 à 12 fois dans le logiciel. La taille, la récurrence des revenus, la croissance et l'autonomie de l'équipe placent chaque entreprise en bas ou en haut de sa fourchette.

Quelle différence entre valeur et prix de vente ?

La valeur est une estimation issue d'une méthode. Le prix est ce qu'un acquéreur accepte de payer à un moment donné, en fonction de ses synergies, de sa capacité de financement et de la concurrence entre candidats. Un processus de cession bien mené rapproche le prix de la valeur haute.

Faut-il un expert pour évaluer sa société ?

Une première estimation se fait en quelques minutes avec des données fiables. Pour défendre un prix face à un acquéreur et à ses conseils, il faut un dossier de valorisation argumenté : retraitements documentés, comparables, hypothèses de croissance. C'est le premier livrable d'un mandat de cession.

Vous voulez un avis argumenté ? Parlons-en.

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